Message du Nouvel An : Quand Dieu fait toutes choses nouvelles

Dans son message du Nouvel An, la Secrétaire générale Anne Burghardt interroge sur la manière dont nous accueillons cette promesse de Dieu, qui s’étend à travers les âges, depuis la première communauté de chrétiennes jusqu’à nos jours.

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Foto: FLM/Johanan Celine Valeriano

Foto: FLM/Johanan Celine Valeriano

La secrétaire générale de la FLM, la pasteure Anne Burghardt, réfléchit sur la promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles 

(LWI) - La lumière du Christ change notre façon de voir le monde et « Dieu peut nous renouveler en nous attirant dans cette nouvelle perspective », déclare la pasteure Anne Burghardt, secrétaire générale de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), dans son message du Nouvel An adressé à la communion mondiale.  

S’inspirant des paroles de l’Apocalypse 21:5 « Voici, je fais toutes choses nouvelles », elle réfléchit à la manière dont la promesse de Dieu « s’étend à travers le temps : depuis le moment où ces paroles ont été prononcées pour la première fois à la communauté des premieres chrétiennes » jusqu’à nos jours. Comment accueillons-nous ce message, demande-t-elle ? « Avec espérance ou avec crainte ? Avec envie ou avec réluctance ? ». 

Lisez le message du Nouvel An dans son intégralité : 

Quand Dieu fait toutes choses nouvelles

Cheres frères et soeurs,

« Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Ces paroles tirées de l’Apocalypse 21:5 sont le mot d’ordre pour 20261. Elles suivent directement la promesse d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, où la mort, le deuil, le cri et la souffrance n’existent plus (Apocalypse 21:1,4). S’agit-il uniquement d’un lointain avenir eschatologique, ou cela concerne-t-il également notre réalité actuelle ? Et si c’est le cas, si Dieu promet effectivement de faire toutes choses nouvelles dès maintenant, alors comment accueillir ce message ? Avec espérance ou avec crainte ? Avec envie ou avec réluctance ?

Accueillir la promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles

Pour beaucoup, c’est une bonne nouvelle longtemps attendue : un enfant qui a perdu ses parents pendant la guerre, une jeune femme victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, un homme qui cherche un emploi depuis des mois sans succès. C’est une bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui sont en perte d’espérance.

Pour certaines, cependant, cette promesse peut ressembler davantage à une menace : peut-être parce qu’après avoir enfin réussi à écarter les autres, ils ou elles sont désormais au sommet de leur pouvoir ; ou simplement parce qu’ils ou elles sont sincèrement heureuxses dans leur vie, avec une famille aimante, de bons amis, un travail intéressant et épanouissant. Dans de tels cas, la promesse de faire toutes choses nouvelles peut sembler dérangeante. Certaines choses, bien sûr, doivent être renouvelées dans le monde en général – mais pas dans leur vie privée.

Il est réconfortant de savoir que la promesse de faire toutes choses nouvelles émane de Dieu Lui-même. Tout au long de l’Histoire et jusqu’à aujourd’hui, trop de dirigeantes politiques ont promis de renouveler les choses, en se fondant sur leurs croyances, leurs idéologies ou leur désir d’en tirer un profit personnel. Une fois qu’ils ou elles sont arrivées au pouvoir, parfois en exploitant les peurs et le désespoir des gens, il s’avère que ce qu’ils ou elles avaient promis n’est pas du tout nouveau, mais plutôt le réveil d’anciens esprits qui avaient été abandonnés pour de bonnes raisons. Ou alors, il peut arriver que quelque chose de radicalement nouveau soit effectivement introduit, mais au prix de l’oppression de nombreuses personnes.

Comment Dieu intervient

La promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles est d’un autre ordre. Elle s’étend à travers le temps : depuis le moment où ces paroles ont été prononcées pour la première fois à la communauté des premières chrétiennes, les réconfortant face à un empire puissant, jusqu’à notre époque actuelle, et à l’accomplissement ultime de toutes choses. Dieu englobe tous les temps, comme nous le lisons dans le même livre de l’Apocalypse : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, […] celui qui est, qui était et qui vient » (Ap 1:8).

Nous pouvons parfois nous demander comment Dieu fait toutes choses nouvelles et comment Il intervient dans le cours de l’Histoire. Si cela reste en partie un mystère pour nous, l’une des manières dont Dieu intervient est à travers nous, en nous appelant à répandre la lumière qui est venue dans le monde lors du premier Noël. L’incarnation de Dieu, l’incarnation du Verbe en Jésus-Christ, est le commencement de la nouvelle création, du renouvellement de toutes choses.

La lumière qui change notre façon de voir

Réfléchissez à l’influence de la lumière dans laquelle nous voyons les choses. Dans une galerie d’art, à la lumière vive de midi, les couleurs d’un tableau peuvent apparaître nettes et bien définies. Les ombres sont minimes, les détails sont clairs. Mais ce même tableau, vu dans la lumière plus tamisée du soir, prend un caractère différent. Les couleurs s’intensifient ; les ombres s’allongent. Ce qui plus tôt semblait énergique peut maintenant paraître contemplatif, voire troublant.

la lumière du Christ change toute perspective

De même, la lumière du Christ change toute perspective. Dieu peut nous renouveler, nous les êtres humains, en nous attirant dans cette nouvelle perspective et en nous inspirant par elle. C’est une perspective qui incite à ne pas rabaisser ou opprimer l’autre, mais à voir en chacune un enfant de Dieu créé à son image ; qui incite à partager plutôt qu’à accumuler pour ses propres besoins ; qui aide à ressentir de l’empathie plutôt qu’à voir le monde à travers un prisme cynique ; qui ouvre à l’autocritique et à la métanoïa, au changement d’esprit, plutôt que d’enfermer dans l’arrogance.
Je prie pour que cette perspective guide notre Communion mondiale au cours de l’année à venir, nous permettant de participer à la promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles et d’offrir l’espérance au plus grand nombre.

Je vous souhaite à toutes et tous une très belle et heureuse année 2026, remplie d’espérance et d’émerveillement devant la façon dont Dieu renouvelle toutes choses.

Pasteure Dr Anne Burghardt
Secrétaire Générale de la FLM


1 Le mot d’ordre de l’année est une tradition qui trouve son origine dans les mots d’ordres quotidiens de l’Église morave.

LWF/P. Hitchen
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